Iquitos, en Amazonie Péruvienne.

Pour atterrir à Iquitos, on survole une salade géante: la Forêt Amazonienne. J’arrive de nuit, donc ne vois rien mais aurai d’autres occasions. Par contre, pleine lune à droite et coucher de soleil à gauche: petite compensation tropicale ?

Le commandant de bord annonce 28°C, contre 18°C à Lima. Fini la polaire. Sur le tarmac, la chaleur et l’humidité tombent sur les épaules. Une odeur de terre monte au nez malgré le kérosène. Dans le terminal, l’éclairage à économie d’énergie attire quantité d’insectes sans que personne n’ai l’air de le remarquer. Le sol propre est rapidement couvert de bébêtes écrasées. Mon sac sort dans les premiers. Je ne m’attarde pas mais imagine l’état du hall à la fin de la distribution. Un service doit se charger du nettoyage entre chaque atterrissage. Sorti de l’aéroport, on est assailli par les taxis comme partout au Pérou. Ils annoncent leurs prix : 15 soles pour une voiture, 8 pour un motocarro. Chris à Barranco m’avait dit de prendre un motocarro. Traversée de la banlieue d’Iquitos à fond la caisse comme partout au Pérou, mais sans la musique. C’est déjà ça. Il semble que le deux roues soit le véhicule le plus populaire. Iquitos est la plus grande ville au monde qui ne soit reliée au reste du pays par une route. Avion, bateau, quatre cent mille habitants. Toulouse au milieu des bois – je croise un camion poubelle, me demande comment il est arrivé là -. Les plus anciens touk touk sont Japonnais, les plus récents Chinois.

Motocarro = touk touk dans une rue d'IquitosJeune chauffeur sur sa motoDeux personnes discutant à l'arrière d'un motocarroPas moyen de sortir un appareil dans ce tape-cul, une main sur le sac à l’arrière pour éviter de se le faire tirer, une main sur les tubes du plafond. Le chauffeur a voulu me faire changer d’hôtel, m’a proposé un guide pour la jungle… contre commission. L’hôtel sur l’Amazone est sympa, mais ça grouille de partout dans le fleuve, il y a un équivalent de la cigale qui fout son bordel, sans parler des moustiques. Je suis là depuis trois heures, je suis couvert de sueur depuis trois heures et les frites dans mon chicharrón de pollo sont du yucca. Dormir ?Hutte amazonienne sur un radeau de balsaPasserelle, planches, radeau

Vue sur une habitation sur pilotis depuis la terrasse de l'hôtel.Huttes traditionelles sur l'AmazoneChambre sur radeau flottant avec brume | Vues de l’hôtel le lendemain matin à 5 heures |

  • Et voilà… reprise.

  • Ravi d’avoir à nouveau de tes nouvelles. La vision de l’hôtel à 5 heures fait terriblement envie d’être à ta place. Bon voyage.

  • Magnifique.

  • Là … Tu me donnes envie…. Je sent qu’il faut qu’on se voit … Que tu me racontes… Je n’ai pas encore mis les pieds dans ces coins là…. :-))

  • Marceline

    J’adore cet endroit. J’y suis allée trois fois et y retourne en août. Je ne perds pas mon temps. Je vais manger du poisson à Nanaï. Manger des fruits sous les arbres… C’est bon. La poussière, pas grave, le bruit non plus, naviguer super.