Sur l’Amazone

Sur l’Amazone, le 10 août 2012.

Tony le rabatteur n’en a plus rien à foutre de nous une fois que nous étions dans nos chambres. Si bien qu’à six heures du matin nous attendions notre bateau sur le mauvais embarcadère. Motocaro, deuxième embarcadère. La fille qui nous a vendu les billets la veille à son domicile est là. Elle nous regarde en coin quand nous nous présentons au guichet (régulier or not régulier ?). Il faut quand même reconnaître à Tony une certaine efficacité : arrivés de nuit (ou presque), repartis de nuit (ou presque). C’est ici que l’on rentre vraiment au Brésil. Trois policiers de la Policia Federal fouillent tout, sentent ma crème solaire, j’ai droit à une fouille au corps. Flingues. Ça paraît assez sérieux. J’ai du maté de coca ramené de Cuzco (en sachet de thé, sous cellophane), si ils tombent dessus, je suis bon pour le prochain bateau.

Et hop, trente six heures de fast-boat jusqu’à Manaus

Midi : Il reste trente heures de bateau et j’en ai marre de l’Amazone : de la flotte à perte de vue, une bande verte, du ciel. C’est chiant, on dirait du Thomas Ruff.

Fleuve Amazonefleuve AmazoneFleuve AmazoneUn village de temps à autre. Première et unique colonne de fumée de la journée : contrairement à Iquitos qui baigne dans la fumée de charbon de bois. La forêt semble mieux préservée ici.

16 heures et re-contrôle de la Policia Federal. Re-fouille. Parce que la frontière Pérou-Colombie est proche ? État policier ? En tout cas, le mec qui transporte des Converse dans son sac à bien failli se les faire démonter au cutter. J’en profite pour sortir fumer une cigarette sur le port (de Téfé?) juste le temps de voir la Seleçao perdre la médaille d’or aux JO de Londres…

Policier fédéralFleuve Amazone de nuit